28 jours – jour 17

jour 17
jeudi 11h03

 
ma terre
il est déjà l’heure de partir
quitter est une torture
tout comme revenir
charmant paradoxe
que d’aimer souffrir
tu vas me manquer
je le sais
jusqu’à ce que je t’ai oubliée
pourtant tu demeures
dans un espace de mon coeur
de mon esprit
quand je pense à toi
quand je laisse un peu de place à ma nostalgie
ton odeur va me manquer ma terre
tes caresses dans mes cheveux
ta chaleur sous mes pieds
ta saveur
ton rire, tes peines, tes colères
le ciel est ce qui nous lie
quand je lève le nez
quand mes yeux se mouillent
mon coeur semble battre avec le tien
tu m’appelles parfois
tu me réclames souvent
et je te repousse, te rejette, te tiens éloignée
car je ne veux plus de toi
ou si peu…
l’expliquer serait inutile
je n’aurais ni les mots, ni le sens
tout cela m’échappe
pardonne-moi ma terre
si je ne sais t’aimer comme tu le voudrais
je me dis parfois que je ne suis pas digne de toi
quand je ne suis ni d’ici, ni de là-bas
je rapporte des morceaux de toi
des fragments d’images en vrac
pour reconstituer ton univers
dans un mini hectare de ma tête, de mon coeur
jusqu’à la prochaine rencontre
le prochain tumulte
la prochaine étreinte ma terre
ma mère